Même si la majorité des bambous sont ligneux. Ils appartiennent à la famille des Poacées (anciennement graminée), et font partie de la sous famille des Bambusoïdés. Il existe une centaine de genres, eux mêmes regroupant plusieurs espèces.
Cette complexité de classement est due à la présence du bambou sur plusieurs continents, mais surtout à la floraison singulière des bambous. Les plantes étant classées à partir de leur fleur et fruit. Les études génétiques actuellement menées par les systémistes modifient également les classements.

Tous les bambous sont construits sur la même architecture. Un rhizome (tige souterraine) sur lequel se développe un système racinaire, et un chaume (tige verticale aérienne principale) sur lequel partent des branches, d’ou partent les feuilles et les fleurs. Les bambous sont monoïques (la fleur porte les organes reproducteurs male et femelle). Les bambous sont des monocotylédones (une seule réserve pour l’alimentation du plantule lors de la germination).

La fleur :
Les fleurs sont groupées en épis (comme le blé). Lorsqu’elles apparaissent l’aspect général du bambou en pâtit (jaunissement des feuilles). La floraison peut conduire à la mort du bambou. Le phénomène de floraison est encore mal connu. Il existe des floraisons sporadiques (un seul sujet), semblant répondre à un cycle de floraison (pouvant s’étendre sur des dizaines d’années), et des floraisons grégaires concernant l’ensemble de l’espèce ou de la variété sur l’ensemble du globe (une telle floraison peut s’étaler sur 5 à 7 ans).


Les feuilles :
Les feuilles ont une forme allongées, effilées à la pointe et arrondies à la base. Protégées par une gaine.Les feuilles ont une nervure centrale principale tres marquée et des nervures secondaires parallèles. Les feuilles sont tres différentes autant par la taille que par la couleur. Certaines sont panachées.
La durée de vie d’une feuille n’excède pas une année).

Les branches :
Le nombre de branches partant du nœuds caractérise l’espèce.


Les nœuds :
Les nœuds forment les cloisons horizontales dans les tiges. Lors de la croissance de la tige, les cellules composant les nœuds s’allongent (à la manière d’une canne à pèche). Les nœuds abritent les bourgeons qui donneront les branches.

Le Chaume :
est une tige creuse et régulièrement cloisonnée par des membranes rigides ou se développent les nœuds. Les chaumes sont dépourvues d’écorces, et sont généralement lisse et peuvent en fonction des espèces être de couleurs différentes.

Les rhizomes :
Le rhizome est une tige souterraine horizontale se situant dans les 30 premiers centimètres du sol. C’est une tige creuse et cloisonnée régulièrement (fistuleux). Les nœuds portent également des bourgeons.
On distingue deux sortes de rhizomes chez le bambou. Le rhizome leptomorphe et le rhizome pachymorphe.

    Le rhizome leptomorphe est dit traçant, sa croissance horizontale peut lui permettre de s’allonger de plusieurs mètres en une année. Le bambou aura alors tendance à s’étendre en surface.



    Le rhizome pachymorphe est dit cespiteux. La croissance n’est horizontale que sur quelques centimètres, l’extrémité du rhizome pointe alors vers la surface du sol et devient alors un nouveau chaume. La croissance du bambous reste alors contenue en touffe serrée.



Les racines :
Il existe deux sortes de racines. Les racines dites d’amarrage et les racines assimilatrices. Les premières directement insérées à la base des chaumes remplissent la fonction d’ancrage et de soutien. Les secondes, partent des nœuds du rhizome, tres fines, elles peuvent s’étaler sur plusieurs mètres pour aller puiser les substances nutritives et l’eau indispensable au développement de la plante.

Les turions :
La pousse du bambou est également nommé turion. La pousse renferme déjà la tige de bambou en compressé. La croissance en est par conséquent tres rapide. Certaine espèce dans leur milieu naturel peuvent dépasser 1 mètre par jour. Elles sont généralement comestibles (certaines sont toxiques). A ce stade la consistance, le turion est tendre et craquant comme une pomme de terre.

Les gaines :
La fonction des gaines est de protégé le chaume lors de sa croissance. A chaque entre nœud corresponds une gaine. Le chaume abandonne ses gaines lorsque sa croissance est terminée.